La confiance n'est pas un privilege

Publié le 25 Décembre 2009

Il est 5 heures du soir, mais il fait sombre car c’est déjà l’hiver. Il pleut. Les personnes sont au-dessous de leurs parapluies, les visages sont tantôt clairs tantôt flous à cause des lumières sautant et clignotant dans la rue. Au centre de la ville, sur la place principale, un petit marché décoré d’une façon sophistiquée se tient patiemment depuis deux semaines. Il y a quelques kiosques où l’on vend du vin chaud, des chapeaux de Noël, des chocolats, des jouets d’enfants…


       La pluie qui s’arrête petit à petit laisse aux gens les trottoirs à marcher. Les personnes à tout âge sont de plus en plus nombreuses à toute allure. Les unes qui viennent de finir leurs achats dans un quelque magasin doublent leurs pas pour rentrer tôt à la maison. Les autres veulent promener tranquillement un ou deux enfants dans les rues au centre ville, sous les multiples ampoules des lumières blanches ou bleues habillement pendues  en haut.

rue decoree


      Ça fait bien longtemps que je ne vais pas à l’église. Cette fois-ci est la première fois en fait que je me rends à une cathédrale dans une ville étrangère d’un pays lointain de chez nous. Nous sommes un peu en avance. Il n’y a pas beaucoup de monde sur la place. Heureusement, j’ai le temps à voir et revoir les détails dans cette cathédrale Sant-Benigne, au centre ville de Dijon.


12Cathedrale St Benigne

 

Voici la statue du Jésus cloué sur la croix immortelle. Sur les deux côtés ce sont ses deux apôtres. Mes yeux sont en fait fixés dans un petit coin sacré, joliment décoré qui est réservé à la prière des mondes. L’autre côté, voilà deux autres apôtres du Jésus.


         J’aime donc admirer les petites fenêtres au dessus des murs par lesquelles les lumières du ciel peuvent en effet entrer de telle sorte que l’ensemble des personnes assises sont pour toujours pleins de clarté saine mais mystérieuse.


         Il est 23 h15. Tout commence par les jolis airs de l’ensemble de Samson qui chantent soit en latin, soit en français. Je ne comprends pas effectivement la parole latine mais j’adore écouter les sons agréables retentissant de la part d’une vingtaine de personnes au fond de la scène. Je vois en fait les jeunes visages, ceux des gens d’un certain âge, ceux des adolescents… avec leurs bouches toutes arrondies. Les voix résonnantes des chanteurs dont je suis profondément touchée par la volonté, la conscience remarquable.

 

      Il est minuit. C’est le temps de la Messe pontificale tenue par Monsieur l’évêque. Sa voix est persuasive et ses gestes sont mystérieux comme un saint. Les catholiques de la séance portent toute leur attention à son discours éloquent. À ma connaissance, la France connaît une grande chute du nombre des catholiques pratiquants ces dernières années. Ce fait est synonyme d’une baisse de la confiance en Dieu. Mais non, je trouve par contre à ce moment une confiance particulière  non pas chez les gens d’ici, mais encore chez des animaux qui sont accompagnés à cette cathédrale.


 

      Oh, Jésus, entends-Toi les voix asiatiques qui chantent parmi celles des français à Dijon cette nuit :

Louange à Toi qui étais mort !

Louange à Toi qui es vivant !

O Toi qui es ressuscité !

Reviens Jésus, nous t’attendons !       

         Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

Rédigé par lunecachee

Publié dans #Europe

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